jeudi 5 juillet 2018

Tout feu toute flamme : 




Feu rouge, feu de forêt, feu de cheminée, mettre la main au feu,
tout feu tout flammes, à feu et à sang, feu follet, avoir le feu aux fesses,
jouer avec le feu, tu veux du feu? 
Brûlant, effrayant, puissant, chaleureux, glaçant, amour plein d'ivresse.
 
Feu de joie, feu diabolique, feu de la vie, et de la passion.
Sentiments contrastés du sublime au tragique,
du beau et bon, à l’âpre, amer et sans raison.
Une odeur de brûlé n'est t'elle pas souffle poétique?
 
Orange, jaune, rouge, noir, argenté,
Des lueurs transparentes, opaques, lumière incontrôlable.
La cendre subsiste à notre feu éphémère, poussière habillée de doré,
intensité, ferveur déroutante et inaliénable.
 
Une histoire avec toi, belle, folle, douce et magique,
surprenante, hallucinante, troublante, amusante,
unique, bouleversante, enrichissante, anachronique,
mystérieuse, nous pendant quelques mois, nous amantes.






vendredi 11 mai 2018

Le gardien de musée



Un visiteur entre dans la pièce,
le gardien se redresse.
Assis sur sa chaise, il relit "bel ami,  il adore Maupassant.
Son regard se tourne alors vers ce visiteur allemand,
l’audioguide un peu fort a révélé sa nationalité,
ses sandales en cuir l’ont également aiguillé.
Le gardien de musée, est un rêveur, sa pensée s'évade.
son corps est immobile, son esprit s’envole sur des chemins de promenades.
Entre ces quatre murs, il est enfermé, fixé
les rêves se multiplient, se déroule des listes insensées.
Celles des courses de demain au marché, des personnes à inviter samedi soir,
les vêtement qu’il pense porter au mariage de Grégoire,
des livres qu'il veut acquérir, lire,
des voyages, des vacances, des idées, des projets pour l’avenir.
Un enfant arrive dans la salle en courant.
Il quitte sa chaise si précieuse, prend un air de mécontentement.
Les mains dans le dos, la tête droite,
les lèvres pincées, comme un diablotin sorti de sa boite,
cependant au regard de l’enfant, il a un air amusé, un peu clownesque,
et s'adresse à celui-ci de manière pittoresque.
Le gardien retrouve sa sainte chaise,
son visage contemple alors ce fameux tableau de Gleizes,
Tous les objets autour de lui n'ont plus de secret,
les moindres variations colorées il les connait.
Le temps passe, certes, lentement et c'est bien, la vie autour de lui défile si vite, ne serait-ce pas une chance,
d’observer les visiteurs, les œuvres, de retrouver le calme, de regarder à travers la fenêtre les nuages qui avancent.
Le musée s’immobilise, les lumières s'éteignent, les portes se ferment sur ces trésors,
Antoine dépose ses clés et  marche dans la rue vers l’histoire du dehors.






 


jeudi 8 mars 2018

Villes géometriques

 
Toulouse, Paris, Lille, Marseille, Nantes, et tant d’autres villes ,dansent dans ma tête.
J’aime marcher à travers les bâtiments façonnés par les hommes, miroir aux alouettes.
Tableau urbain immobile pourtant si flottant au soleil qui dialogue avec les nuages blancs,
lorsque l'hiver argenté laisse place au printemps parfumé de rosé, à l'été florissant.
Les monuments excentriques interrogent les immeubles géométriques.
La symphonie des rues au rythme rapide et fluide, lent et dissonant, paraît soudain aquatique.
Le béton des villes caresse les pierres du passé.
Anciennes demeures romantiques, barres des cités, plastiques acidulés des nouveaux quartiers.
Toute cette architecture dessine dans le ciel des formes graphiques,à côté la nature à pleine page, 
cohérences harmonieuses entre vie organisées et vie sauvage.